Qu’est-ce que la croissance verte ?

 

Définition officielle :

Liée à la notion de développement durable, la croissance verte consiste à mettre en place une stratégie de développement économique soutenable sur le long terme tout en veillant à ne pas déprécier le capital naturel, autrement dit les ressources naturelles et la biodiversité.

Une économie verte implique aussi de limiter les émissions de gaz à effet de serre. Pour cela, il faut réduire voire supprimer notre consommation d’énergies fossiles en réalisant la transition écologique.

La réalité :

La croissance verte est tout aussi dépendante des énergies fossiles que la croissance tout court, elle contribue tout autant à l’exploitation de millions de personnes travaillant dans des conditions inhumaines (industrie minière, usines, recyclage des déchets, etc), la construction d’infrastructures et de centrales pour les énergies renouvelables anéantit des écosystèmes entiers, la croissance verte repose sur des technologies et des industries hautement anti-démocratiques, etc.

L’idée d’une croissance verte repose sur une théorie fumeuse partant du principe qu’un découplage entre la consommation de ressources naturelles et la croissance économique est possible. Grâce à une augmentation de l’efficacité de nos économies, en particulier via l’intensification énergétique, nous pourrions, selon cette théorie, réduire la consommation globale de matières premières et d’énergie de manière à poursuivre la croissance tout en stabilisant l’empreinte écologique. Mais dans les faits, les gains d’efficacité – par exemple une machine qui consomme moins d’énergie pour produire – n’empêchent jamais la consommation globale d’énergie et de matières premières d’augmenter, c’est le paradoxe de Jevons.

 

Je n’ai pas mis à jour la suite des contenus qui relatent la définition officielle.

Selon l’OCDE, les politiques de croissance verte doivent inclure :

  • l’optimisation de la productivité grâce à plus d’efficience pour réduire l’utilisation des ressources naturelles, la consommation d’énergie et la production de déchets
  • un renforcement de la confiance des investisseurs grâce à une politique environnementale clairement définie
  • l’ouverture de nouveaux marchés par une stimulation de la demande de produits, services et technologiques écologiques
  • la réduction des risques de crise économique provoquée par la réduction des ressources de matières premières, par des pollutions devenues incontrôlables (voir le plastique dans les océans) ou encore par des événements climatiques

L’OCDE précise aussi qu’il est nécessaire de trouver d’autres indicateurs que le PIB mesurer la performance de nos économies. Celui-ci ne prend pas en compte la dépréciation des actifs naturels ou encore le niveau de bien-être dans une société.

Pour vous donner un exemple, l’agriculture conventionnelle a considérablement appauvri les sols avec l’utilisation massive d’intrants chimiques. Les nappes phréatiques sont polluées et les populations d’insectes volants ont diminué de plus de 80 % en Europe. Notre modèle de développement actuel est destructeur pour l’écosystème.

Définition et limites de la croissance verte

 

La transition énergétique, moteur de la croissance verte

 

Au cours du XXème siècle et encore aujourd’hui, la croissance de nos économies est alimentée par les énergies fossiles : pétrole, gaz et charbon. Pour continuer à créer de la valeur sans émettre des quantités énormes de CO2 dans l’atmosphère, il faut changer le moteur de la croissance en adoptant des énergies renouvelables.

 

Les pistes pour une économie verte

 

  • Economie circulaire : les scientifiques cherchent à créer de nouvelles matières premières à partir de matières organiques renouvelables et biodégradables. L’éco-conception doit devenir la norme pour mettre fin à l’obsolsecence programmée, prolonger la durée de vie des produits et réduire les déchets en fin du cycle de vie.
  • Des politiques publiques favorisant les entreprises vertueuses et pénalisant les pollueurs. Changer les règles du jeu est nécessaire pour faire évoluer le système.
  • Recyclage des déchets systématique, même si le zéro-déchet est encore mieux. Selon les principes du biomimétisme, la notion de déchet ne devrait plus exister.
  • Rénovation thermique des logements anciens pour améliorer leur performance environnementale et pallier à la précarité énergétique.

 


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